Guérilla Social Club (M. Fernandez)

Juillet 2016 plusieurs disparitions à Madrid, Buenos Aires et Paris. Toujours la même methode: les cadavres mutilés sont retrouvés plusieurs jours après leur enlèvement.

Une disparation va toucher de près le journaliste Diego Martín. Il décide donc de mener l’enquête avec l’aide de ses amis, l’ex juge David Ponce et Ana Durán la détective privé. Ils vont être rejoint par l’avocate Isabel Ferrer et les journaliste Léa Guzmán et Juan Grifo. Cette enquête va mêner cette fine équipe aux heures les plus sombres de l’histoire d’Amérique latine.

Extrait

Quatre jours sans nouvelles de Carlos. Ana est au fond du trou, persuadée que son ami a subi le même sort que ses anciens compagnons d’armes. Le patron du bar est toujours introuvable. À des milliers de kilomètres de Madrid, la détective est désemparée. Elle s’est même posé la question de repartir illico pour la capitale espagnole et il a fallu toute la persuasion d’Isabel pour la convaincre de rester. Qu’aurait-elle pu faire de plus là-bas, d’ailleur ? Rien. Absolument rien. Diego et David font au mieux pour tenter d’en savoir plus, la police et les services de renseignements le cherchent partout. (p. 149)

Saviez-vous que…

  • Guérilla Social Club est le second roman de Marc Fernandez;
  • Fernandez à cofondé la revue Alibi, consacrée au polar;
  • Il est directeur de la collection « Sang neuf » chez Plon;
  • Marc Fernandez continue d’écrire pour divers médias.

Fernandez, Marc, Guérilla Social Club, Paris: Préludes Éditions, 2017, 288 p.

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Le Siècle : Aux portes de l’éternité (K. Follett)

Aux portes de l’éternité est le dernier volet de la trilogie Le Siècle écrit par l’auteur gallois Ken Follett. La trilogie raconte l’histoire mondiale en suivant cinq familles interdépendantes. Ce troisième volet couvre des événements débutant avec la présidence Kennedy et s’achève avec l’élection de Barack Obama. Entre guerre froide et guerre économique le vingtième siècle est toujours aussi riche en rebondissements.

Excellent roman, malgré quelques longueurs.

Extrait

  – Regardez, reprit Khrouchtchev. Je suis l’Union Soviétique. »
Il attrapa la cruche et versa lentement de l’eau dans le verre jusqu’à ce qu’il soit plein à ras bord. Puis il tendit la cruche à Dimka. « Vous, vous êtes les États-Unis. Maintenant, versez de l’eau dans le verre. »
Dimka obtempéra. Le verre déborda, et l’eau inonda la nappe blanche.
« Bous voyez? demanda Khrouchtchev comme s’il venait de se livrer à une démonstration irréfutable. Quand le verre est plein, on ne peut pas ajouter d’eau sans provoquer un sacré gachis. »
Dimka était perplexe. Il posa la question escomptée :  » Que voulez-vous dire au juste, Nikita Sergueïevitch?
– La politique internationale est comme un verre. Les démarches agressives d’un camp ou de l’autre le remplissent d’eau. Quand il déborde, c’est la guerre. »
Dimka comprit alors où il voulait en venir. « Quand la tension est à son maximum, personne ne peut plus intervenir sans provoquer une guerre. C’est ça?
– Exactement. Or les Américains n’en veulent pas plus que nous. Autrement dit, si nous maintenons la tension international à son niveau maximum -le verre plein à ras bord-, le président américain sera acculé. Il ne pourra rien faire sans provoquer une guerre, autrement dit, il ne fera rien! »
C’était brillant, comprit Dimka. Une remarquable démonstration de la manière dont la puissance la plus faible pouvait l’emporter. (p. 131)

Follett, Ken, Aux portes de l’éternité, Paris: Robert Laffont, 2014, 1224 p.

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Les Transparents (Ondjaki)

Dans un immeuble à Luanda, une fuite d’eau douce s’est ouverte au premier étage. Les habitants s’y croisent. Cela donne des histoires poétiques et/ou picaresque avec pour toile de fond l’Angola en cours de transition brutale, de la guerre à la corruption généralisée.

Extrait

le soleil était descendu au point que les restes de jaune étaient à présent un mensonge que l’eau de la mer racontait au ciel et que le ciel reflétait en d’autres tons de rose et de violet, annonçant à Luanda que l’on ne devait plus compter sur l’intense lumière du soleil qui chaque jour baignait la ville, car c’était à présent l’heure d’arrivée de la nuit, l’heure pour les habitants d’allumer les lumières fluorescente des vérandas, non seulement afin d’éclairer les jeux des enfants, mais pour laisser, petit à petit, les cigales venir faire du silence de la nuit une scène de criailleries vibrantes, réveillant les crapeauds, provoquant les vers luisants, appaisant les températures des pierres chauffées au soleil, faisant que les anciens de IlhaDeLuanda, l’île de Luanda, aussi bien les pêcheurs que leurs vieilles épouses, ajustent leurs pagnes autour de leurs vieux corps et allument cigarettes et pipes, de celles qui alimentent les rêves et ravissent les poumons d’un calme merveilleux pour qui sait en jouir, (p. 104-105)

Citations

marcher est une façon de résoudre ce qui n’avait pas encore de solution (p. 154)

les gens trouvent toujours une façon de s’approprié la moindre célébration, leur joie à eux est tout ce qu’il leur reste, celle qui ne peut être prévue ni achetée, tout au plus être induite, et en tout cas sans contrôle préalable (p. 215)

Saviez-vous que…

  • Ondjaki est né à Luanda en 1977;
  • Il vit à Rio de Janeiro;
  • Avec Les Transparents Ondjaki à remporté le Prix José Saramago en 2013.

Ondjaki, Les Transparents, Traduit du portugais (Angola) par Danielle Schramm, Paris: Métailié, coll. Bibliothèque Portugaise, 2015, 368 p.

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The World of Steve McCurry @ Bourse de Bruxelles

The World of Steve McCurry

J’avais envie de voyager et voyager loin en quelques heures n’est pas possible, pensais-je. J’ai pris le train jusqu’à Bruxelles et je suis allé à la place de la Bourse afin de me promener à travers le monde. De l’Afghanistan à New York City en passant par Beirut, la Birmanie, l’Inde, le Brésil ou encore l’Afrique.

L’expo est un tour du monde en plus de 200 photos, dont certaines sont devenues des icône (la jeune afghane aux yeux vert). Steve McCurry est un grand photo-reporter, toutes ses photos sont fortes et on est comme hypnotisé devant ses portraits ou les paysages, on aimerait connaître l’histoire derrière chacune des photos.

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The Pigeon Tunnel (J. le Carré)

Les mémoires de John le Carré nous emmènent aux quatre coins du monde pendant les années où il travaillait pour les Renseignements Britannique durant la Guerre froide ou encore dans les régions en guerre tels que le Cambodge sous les Khmers rouges ou à Beirut en 1982, la Russie avant ou après la chute du communisme. À travers ses histoires il nous raconte la naissance de ses romans.

Extrait

And Dima? It took another year, but unusually for the times he was actually called to account by the Moscow police, either on orders from one of his rivals or – if he hadn’t been paying his dues – the Kremlin. When last heard of, he was in prison, trying to explain why he had two very damaged fellow businessmen chained to a wall in his cellar. In my novel called Our Kind of Traitor, I eventually had my own Dima, but only in name. He was a hardened gangster who, unlike his original, really might have stumped for the odd school, hospital and museum. (p. 136)

Saviez-vous que…

  • John le Carré est né en 1931;
  • John le Carré est un nom de plume;
  • Il a étudié aux universités de Bern et de Oxford;
  • Ses romans les plus connus sont: The Spy Who Came In From The Cold, The Constant Gardner, Tinker Tailor Soldier Spy.

le Carré, John, The Pigeon Tunnel. Stories from My Life, New York City: Viking Press, 2016, 320 p.

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The Plot Against America (P. Roth)

Dans cette uchronie de Philip Roth, Franklin Delano Roosevelt est battu à l’élection présidentielle de 1940 par Charles A. Lindbergh. Le roman suit le destin de la famille Roth durant la présidence Lindbergh, l’antisémitisme est de plus en plus acceptée dans la vie de tous les jours et les familles juives-américaines sont persécutées à différents niveaux. Le livre est autant un roman sur le fait de grandir, car le narrateur est le jeune Philip Roth, qui doit faire face à ses peurs, qu’un roman sur la politique américaine.
Roth s’est basé sur les idées isolationniste que Charles Lindbergh à ouvertement prononcées, épousées en tant que porte-parole du mouvement America First Committee et sur son expérience de grandir dans le quartier Weequahic de Newark dans le New Jersey.

Extrait

For the moment, our lives were intact, our households were in place, and the comfort of habitual rituals was almost powerful enough to preserve a child’s peacetime illusion of an eternal, un-hounded now.  We had the radio going with our favorite programs, we had dripping corned beef sandwiches for supper and rich coffee cake for dessert, we had the resumption of the routines of the school week before us and a double feature under our belts. But because we had no idea what our parents had decided about the future – had as yet no way of telling whether Shepsie Tirschwell had persuaded them to immigrate to Canada, whether cousin Monroe had come through with an affordable legal maneuver to challenge the relocation plan without getting everyone fired, or whether, after poring over the ins and outs of their government-ordained displacement as unemotionally as it was in them to do, they’d found no alternative but to accept that the guarantees of citizenship no longer fully extended to them – the embrace of the totally familiar wasn’t the Sunday-night debauch it would night debauch it would ordinarily have been. (p. 225)

Saviez-vous que…

  • The Plot Against America fut écrit en 2004, il est, plus que jamais, actuel;
  • Philip Roth est né à Newark, New Jersey en 1933;
  • Le livre qui la donné la notoriété est Goodbye, Colombus un portrait irrévérencieux et plein d’humour de la vie juive américaine;
  • Roth est également connu pour sa trilogie Américaine: American Pastoral, I Married a Communist et The Human Stain ainsi que pour d’autres roman dont le narrateur est Nathan Zuckerman.

Roth, Philip, The Plot Against America, New York: Vintage International, 2005, 400 p.

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Mala Vida (M. Fernandez)

Alors que les nostalgique de Franco viennent de remporté les élections en Espagne, une série de meurtre est perpétrée: un homme politique, un médecin, une religieuse, un banquier et un notaire. Diego Martin, journaliste à Radio Uno va découvrir que cette affaire va dépasser le simple fait diver. Son enquête va le mener aux jours les plus sombres de l’histoire d’Espagne, au coeur des secrets les plus honteux de l’ère Franco.

Extrait

La nouvelle vient de tomber. Comme il s’y attendait, David Ponce va devoir quitter la magistrature. Pas encore tout à fait viré, mais suspendu sans émoluments. En attendants de se faire définitivement congédier. Le conseil de discipline n’a mis que quelques minutes avant de statuer. Il faut dire que le juge leur a grandement facilité la tâche, refusant de répondre à leurs questions, gardant le silence quand ses pairs lui ont demandé de se défendre. À quoi bon, leur décision téléguidé par le pouvoir était déjà prise, il n’avait nullement l’intention de discuter avec eux. Il est tout de même surpris par la couardise dont ils ont fait preuve. Lui qui pensait être purement et simplement licencié, le voilà puni comme un gamin. Une sanction provisoire, en attendant le verdict du procès qu’il va devoir affronter pour abus de pouvoir et prévarication. S’il est condamné, il sera définitivement renvoyé. S’il ne l’est pas, un joli placard dans une juridiction bien loin de Madrid lui est promis. Mais il n’a aucun doute sur l’issue de cette procédure. Il sera jugé et reconnu coupable. Coupable d’avoir voulu aller à l’encontre de la loi d’amninstie. Coupable d’avoir voulu faire remonté à la surface le pire de la dictature. Coupable de déranger les puissants. Coupable de vouloir rendre justice. Coupable d’obliger un pays tout entier à regarder en arrière, à faire preuve d’un peu de courage, à travailler sa mémoire, à régler ses comptes une bonne fois pour toutes avec l’Histoire. Une procédure spéciale a été engagée à son encontre. L’audience aura lieu très rapidement. Tant mieux. Dans quelques semaines, la décision tombera et il sera libéré. (p. 195-196)

Saviez-vous que…

  • Marc Fernandez a cofondé la révue Alibi, consacrée au polar, il en a été le rédacteur en chef;
  • Il est directeur de la collection Sang neuf chez Plon.
  • Mala Vida est son premier roman.

Fernandez, Marc, Mala Vida, Paris: LGF, coll. Le Livre de Poche, 2017, 288 p.

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